Bassins de Dolé

Les eaux de Dolé: des jacuzzis naturels (Bassins public, Bains des Amours, Bassin Capès)

On trouve dans les hauteurs de Gourbeyre, à Dolé, des bassins aux eaux exquises, qui font la joie des amateurs de bains. Le visiteur a le choix entre trois coins de paradis : le Bain des Amours, le Bassin Capès et le Bassin public. Extraordinairement pittoresque par ses paysages, par ailleurs très facile, l’excursion aux bains de Dolé est l’une des plus intéressantes et attractives à faire dans la region du sud Basse-Terre.

 

Vous pouvez stationner votre véhicule à deux pas du Bassin public qui offre une eau tiède avant de se déverser en trois cascatelles au bord de la route départementale. De là vous vous dirigerez vers le Bain des Amours ou vers le Bassin Capès, des lieux idylliques, de véritables jacuzzi naturels propices à procurer dépaysement et intimate à tous les amoureux de la nature.

Ces sources thermales jouissent d’une excellente reputation, qui est allée croissante à travers les s!ècles, sans jamais se démentir : bien avant l’ère de la colonisation européenne, leur eau fascinait déjà les peuples amérindiens tels que les Arawaks et les Caraïbes ! En témoigne le symbole qu’ils ont gravé sur des poteries ou des roches.

L’appellation Capès Dolé vient du nom de deux personnages de l’histoire de la Guadeloupe : le commandant Capès, responsable de la construction de la route coloniale qui vanta les vertus de cette eau, et Pierre Dolé, fermier de l’ordre des Carmes, anciens propriétaires du site. C’est en 1877 que les conditions de frequentation des différents bassins ont été fixes par arrêté. Des années plus tard, une autre période de l’histoire de la commune commençait, avec l’inauguration, le 24 avril 1920, par le docteur André Pichon d’un hôtel confortable, nommé “Dolé-les-Bains”, lequel devait attirer toute la haute bourgeoisie de l’île. Gourbeyre accédait ainsi au statut de station balnéaire, un lieu de villégiature très prisé pendant les périodes de chaleur et recommandé pour la convalescence de personnes souffrant de rhumatismes. A sa mort, en 1923, le docteur Pichon, aurait été enterré dans les jardins de l’hôtel qui n’existe plus depuis. Les activités thermales du site devaient s’arrêter au début des années 60. Depuis 1969, la Société anonyme des Eaux de Capès-Dolé a repris l’exploitation du site, avec la production d’eau en bouteille.